LE MANIFESTE

Nous faisons du spectacle vivant pour donner à voir une autre réalité. Nous avons la volonté de questionner. Nous n'avons pas la prétention de changer la société, ou les spectateur.trice.s, mais de les faire douter, tout comme nous lors du processus créatif, grâce à une proposition artistique qui les poussera à la déroute.

Notre théâtre est une graine plantée, une idée de gamin qui sans doute sera entendue et peut-être germera un jour. Nous faisons du spectacle pour tous ceux et celles qui veulent nous écouter, les passants qui ruminent, pour la gamine qui shoote dans la fourmilière, pour la ménagère, pour le raciste, le gauchiste, pour celui qui sourit, pour celle qui ne trouve pas ça correct. Nous ne faisons pas du théâtre seulement pour les théâtreux, mais aussi pour ceux et celles qui n'y connaissent rien et qui pensent que ça leur est interdit.

LA PEDAGOGIE

Nous estimons primordial de transmettre et de partager notre passion comme au sein de stages et d'ateliers qui seront destinés à différents publics.

REDEFINIR LE LIEU DU SPECTACLE

 

Nous avons la volonté, dans un esprit de culture pour tous, de sortir des lieux dédiés aux formes spectaculaires pour que l'art vivant puisse exister dans d'autres cadres face à des publics différents. Le lieu choisi peut également apporter un ancrage dans une réalité, apporter une idée, une histoire, un espace-temps, qui symbolise déjà beaucoup.

TRANSDISCIPLINARITE

Nous prônons la diversité des pratiques scéniques au sein du collectif. Pourront donc être créés des spectacles de théâtre, d'art de rue, de danse, de marionnette (cette liste est non-exhaustive). Nous ne voulons pas nous contraindre à une seule forme scénique, car nous estimons que chacune d'entre elles peut nous apporter des moyens différents pour exprimer des idées en fonction des créations. Cette volonté vient de la composition du collectif. Étant constitué de personnes possédant des envies et des compétences différentes, nous envisageons une coéducation entre les différent.e.s membres, un partage de connaissances qui permettra à tous et à toutes d'apprendre des autres.

La rue, les jardins ou les espaces vides par exemple nous apparaissent donc comme des moyens d'investir le quotidien et le présent pour inclure une fiction au cœur d'une réalité et apporter de l'imagination dans l'espace public. Le fait de se réapproprier celui-ci est une volonté politique. Ces lieux peuvent être des espaces de liberté et d'imagination. On ne peut forcer les gens à venir au théâtre mais nous pouvons faire venir le théâtre à eux. Pour autant, nous ne rejetons pas les scènes conventionnelles. Ces espaces peuvent être utilisés tels quels mais peuvent aussi être réinventés.